Dissertation: Thèse : Médecine : Université de Lyon : 1897. In-4° broché, 69 pages, planches hors-texte très impressionnantes - - - Lésions inflammatoires de l'hypoderme, circonscrites, de nature infectieuse, et tendant à s'ulcérer, les gommes évoluent en quatre stades : crudité, avec nodule solide, nettement limité ; ramollissement de la lésion qui s'accroît, devient fluctuante en son centre et adhère à la peau ; ulcération et fistulisation, correspondant à l'élimination de la matière ramollie ; enfin, cicatrisation laissant une trace indélébile. La gomme syphilitique, accident tertiaire typique, survient de la cinquième à la quinzième année d'une syphilis le plus souvent méconnue. En général unique, siégeant en n'importe quel point du tégument ou des muqueuses, elle parcourt assez rapidement les quatre stades classiques, mais se ramollit sans se liquéfier vraiment, car une ponction n'arrive pas à la vider. Il n'y a pas d'adénopathie. Les modalités de l'ulcération, la cicatrice indélébile, souple, blanche au centre, pigmentée à la périphérie, la positivité des réactions sérologiques, l'efficacité du traitement spécifique distinguent nettement les gommes dues à la syphilis. La gomme tuberculeuse peut être unique, mais souvent, particulièrement au voisinage des aires ganglionnaires, plusieurs gommes se groupent en un placard violacé qui se ramollit puis s'ouvre, donnant issue à un mélange de pus, de sang et de sérosité. La cicatrice, souvent tardive, est irrégulière, gaufrée, semée de brides. Les adénopathies sont habituelles. La preuve de la tuberculose peut être apportée par la biopsie ou par la mise en évidence du bacille de Koch par culture ou inoculation au cobaye. L'antibiothérapie antituberculeuse prolongée est nécessaire.