Fort in-8° relié plein veau de l'époque. 1- François-Thomas-Marie de Baculard d' ARNAUD : Les amans malheureux : ou, Le comte de Comminge, drame en trois actes et en vers ; précédé d'un discours préliminaire et suivi des Mémoires du comte de Comminge. (La Haye et se trouve à Paris : Chez L'Esclapart, 1764), Barbier attribue cet ouvrage à M. de Baculard d'Arnaud (Barbier, t. 1, p. 660). Romancier et auteur dramatique, Baculard d'Arnaud (1718-1805), enfant prodige, bénéficia très tôt de la protection de Voltaire, jusqu'à ce que leur amitié cesse en raison d'une pièce de vers que Baculard écrivit au roi de Prusse. Frédéric II le choisit alors comme correspondant littéraire et lui témoigna une grande confiance, le considérant comme le successeur de Voltaire « à son couchant ». Son ouvrage « Les amans malheureux ou le comte de Comminge » est un drame en trois actes et en vers, suivi de la Lettre du comte de Comminge à sa mère (avec une gravure), et des Mémoires du comte de Comminge. Le tout est précédé d'un discours préliminaire, dans lequel l'auteur écrit : « Si la Piété et la Terreur sont les deux grands ressorts que doive employer le théâtre, jamais fable ne fut plus susceptible de ces deux mouvements énergiques que le sujet du comte de Comminge ». Le comte de Comminge était religieux de la Trappe, sous le nom du frère Arsene. Les autres acteurs du drame sont le frère Euthime, le chevalier d'Orvigni, le P. Abbé de la Trappe et les religieux. La scène se passe dans l'abbaye de la Trappe. La dernière scène est très importante. « Il fallait que cette scène fût un tableau pathétique de morale ; c'est pour cette scène que la pièce a été faite. Que de jeunes coeurs y trouveront leur histoire ! Ils apprendront cette importante vérité, que les plus faibles étincelles dans les passions conduisent à de terribles incendies, souvent la source de tous les malheurs, et quelquefois de tous les crimes » - - - - 2- DORAT : Lettre du comte de Comminges a sa mere, suivie d'une lettre de Philomele a Progné. (A Paris, De l'imprimerie de Sébastien Jorry, 1764), 68 pages et Deux planches hors texte par Ch. Eisen et 4 vignettes en taille douce par le même - - - - 3- GAILLARD : La Nécessité d'aimer : poème qui a concouru pour le prix de l'Académie en 1764. (Regnard, 1864), 11 pages - - - - 4- Lettre de Zamon à Zélie (s.l. 1764), 30 pages - - - - 5- Lettre de Caïn après son crime à Méhala son épouse Paris, Sébastien Jorry : 1765. 20pp + 1ff. Une planche hors texte gravée en taille douce de Ch. Eisen. Attribué à COSTARD par Barbier. Edition originale d'un des premiers livres de Jean Pierre Costard. Né en 1743, auteur de nombreux ouvrages, il devient imprimeur libraire en 1769, mais vite condamné pour publications sans permission, il est embastillé de 1781 à 1782. Il meurt ruiné en 1815. - - - - 6- THOMAS : Ode à M. Moreau de Sechelles, ministre d'état, présentée le 2 janvier 1756 (1759), 13 pages - - - - 7- Louis-Sébastien Mercier : Médée à Jason, après le meurtre de ses enfans (1763), 30 pages - - - - 8- ROUSSEAU : L'Allée de Silvie. Imitation libre d'une chanson italienne de Métastase (1764 ?), 8 pages. Les pages 7 et 8 sont occupées par une "Comparaison entre Bayle et Rousseau de Geneve par le P. Castel, jésuite. - - - - 9- MAZARELLI : Eloge de Maximilien de Bethune, Duc. de Sully, sur-intendant des finances sous Henri IV (Paris, Duchesne, 1764), 32 pages - - - - 10- ROUSSEAU : Lettre de J.-J. Rousseau, de Genève, qui contient sa renonciation à la société civile, et ses derniers adieux aux hommes , adressée au seul ami qui lui reste dans le monde (1762), 16 pages - - - - 11- ROUSSEAU : Lettre de M. Rousseau de Genève, à M*** . A Motiers, le 28 mai 1764, 6 pages.