Pierre Edme Chauvot de Beauchêne (1749-1825) entra au service du comte d'Artois comme chirurgien. Il est surtout connu pour ses travaux de recherche sur l'hystérie. Il traversa au mieux les époques les plus troubles, et occupa des postes importants. - - - - In-8° relié cartonnage bleu azur de l'époque, pièce de titre de chagrin marron orangée, XVI-248 pages. Edme-Pierre Chauvot de Beauchêne, né le 3 mars 1749 à Villefranche (Yonne) et mort le 24 décembre 1824 à Paris, est un médecin français passé à la postérité pour ses études pionnières sur l'hystérie. Fils d'un négociant en bois, il effectue ses études secondaires au collège du Plessis, puis après un essai de courte durée à la Faculté de médecine de Montpellier, il s'engage durant quelques années dans la gendarmerie, en qualité de maréchal-des-logis à Lunéville. À la mort de son père, sa mère le rappelle et il reprend ses études de médecine à Montpellier, obtient le diplôme de médecin et achète une charge de médecin dans la maison du comte d'Artois, futur roi Charles X. Il est membre de l'Académie de Médecine et s'intéresse aux maladies nerveuses, publiant en 1783 un essai intitulé De L'Influence des affections de l'âme dans les maladies nerveuses des femmes. Dans la deuxième moitié des années 1780, il est nommé médecin de l'hôpital militaire du Gros-Caillou (ou des Gardes françaises, 106 rue Saint-Dominique à Paris). En 1791, il émigre et rejoint le comte d'Artois à Coblence puis choisit de rentrer en France et se retire dans sa propriété de Sens6. À la Restauration, il reprend son exercice auprès de Charles X, comme médecin consultant