Nantes : Société des Bibliophiles Bretons et de l'Histoire de Bretagne, 1879. Edition originale tirée à 400 exemplaires sur vergé (un des 250 ex. in-4°). In-4°. vii-178pp. + fac-similé dépliant hors texte de l'affiche "La Liberté ou la Mort" indiquant toutes les condamnations des "Brigands de la Vendée ou de la scélérate bande de Chouans". Broché (couverture rempliée, quelques manques de papier sur le dos, ex-libris contrecollé sous la justification du tirage, rares rousseurs). Bon état. Format 22,7 x 28 cm. Contenu: Avant-propos. I. Les Commissions militaires dans le département d'Ille-et-Vilaine. Caractère particulier de la Commission Brutus Magnier. II. Sa création, son personnel, son organisation, ses pouvoirs, son mode de fonctionnement. III. Débuts de la Commission : proclamations aux citoyens et aux soldats ; condamnation de Mme de la Marzelle ; crimes et délits militaires. IV. Troubles à Saint-Aubin du Cormier. "Voyage civique et révolutionnaire" de la Commission dans cette ville. V. Affaire Houeslard : "la médecine après la mort". VI. Déclamations emphatiques de Brutus Magnier. Trente-cinq exécutions en deux jours. "Vive l'aimable guillotine !". VII. Les Soeurs de charité; "monstres prêts à égorger les patriotes au premier signal". Huit femmes condamnées à mort en une seule audience. "Fête bien agréable" en l'honneur de la prise de Toulon. VIII. Suite des déclamations de Brutus Magnier. Accolade à la femme Février en pleine audience. Histoire des enfants Aubin. IX. Nouveaux troubles à Saint-Aubin-du-Cormier. Eloquence "zéminante" de l'accusateur Defiennes. Vingt-six exécutions en trois jours. Cris de rage de Brutus Magnier contre ses victimes. X. Funérailles de Remacly, membre de la Commission, enterré sous l'arbre de la liberté. XI. "Le plaisir de voir tomber des têtes". Brutus Magnier prend congé. Mollesse de la Commission en son absence. Magnier demande des "gibiers de guillotine". Affaires de Lalleu et de Bazouges la Pérouse. XII. Le Comité révolutionnaire de Fougères réclame de la Commission une "pacotille de gueux à expédier dans ses murs". On la lui envoie : trente-six exécutions à Fougères. Energie de Joseph Thomas de Landéan. Têtes coupées et exposées sur les clochers. XIII. Jean Jouault d'Orgères et sa bande ; panique à Rennes : trente-trois exécutions en trois jours. Suspension et rétablissement de la Commission. XIV. Suppression définitive de la Commission. Compte rendu de ses opérations fait par elle-même : 267 personnes (dont 20 femmes) guillotinées en cinq mois. XV. Defiennes arrêté et poursuivi. XVI. Brutus Magnier arrêté ; en prison à Paris. Est-il l'auteur du journal "la Démocrite" ? XVII. Acquitté à Paris, renvoyé à Rennes pour y être jugé comme dilapidateur, Magnier brave et insulte la Convention. XVIII. Magnier devant la Commission militaire de Paris. Ses nouvelles bravades. Sa palinodie. Il est déporté. XIX. Conclusion. Liste des Individus Jugés par la Commission militaire révolutionnaire qui a siégé à Rennes depuis le premier frimaire, jusqu'au dix-sept prairial, qu'elle a reçu l'ordre de clore ses séances : I. Etat des Contre-Révolutionnaires mis à mort. II. Etat des Autres, Présumés Contre-Révolutionnaires Condamnés à toutes autres peines que celle de mort ou acquittés. III. Jugements Militaires.