In-8° broché, sur son papier à en-tête 2 rue Georges de Porto-Riche - - - - - - - - - - Daniel Lagache est admis à l'École normale supérieure en 1924, en même temps que Raymond Aron, Paul Nizan et Jean-Paul Sartre. Il mène à terme études de médecine et études de philosophie. Il est ainsi reçu troisième à l'agrégation de philosophie en 19282 et obtient son doctorat de médecine en 1934, devenant médecin des hôpitaux psychiatriques en 1935, puis chef de clinique auprès du neurologue Henri Claude en 19373. Il est introduit à la psychanalyse par Georges Dumas, professeur de psychologie à l'université de Paris, et entreprend une psychanalyse didactique entre 1933 et 1936, avec Rudolph Loewenstein, membre de la Société psychanalytique de Paris dont il est lui-même élu membre titulaire en 1937. Il commence sa carrière comme maître de conférences en psychologie à l'université de Strasbourg (1937)1. Il soutient une thèse d'État en 19464 et est nommé professeur de psychologie à la Sorbonne en 1947, premier psychanalyste en poste dans cette faculté, puis professeur de psychopathologie en 1955. Il y crée notamment la première licence de psychologie et y fonde, en 1952, le laboratoire de psychologie sociale. Dans son enseignement, Lagache aborde les différents domaines de la psychologie, s'y montrant constamment soucieux de synthèse avec « une conception éclectique particulière », notamment dans sa leçon inaugurale professée à la Sorbonne le 28 novembre 1947, qu'il prolonge dans un ouvrage intitulé L'Unité de la psychologie (1949). D'abord d'inspiration phénoménologique, elle utilise largement les conceptions de Karl Jaspers, en particulier dans Les Hallucinations verbales et la parole (thèse de médecine, 1934) et dans La Jalousie amoureuse (thèse de lettres, 2 vol., 1947). Lagache conçoit la psychologie clinique « comme une discipline faisant la transition entre la psychologie expérimentale et la psychanalyse ». Il se réfère au béhaviorisme et aux théories de l'apprentissage (avec la statistique et l'expérimentation) - - - - - En 1925, quelques psychiatres et psychanalystes parisiens formèrent un groupe d'études autour de Adrien Borel (qui est resté comme le psychanalyste de Georges Bataille et Michel Leiris), H. et O. Codet - Angelo Hesnard - Eugène Minkowski - Françoise Minkowska - E. Pichon - P. Schiff - Il s'agissait essentiellement de confronter les points de vue psychanalytiques qui à cette époque, peu après la première guerre mondiale, avaient conquis droit de cité en France - et les points de vue psychiatriques. Les discussions du Groupe, ardentes et approfondies, furent alors publiées dans les premiers tomes de l'Evolution Psychiatrique (alors chez Payot) - Plus tard la revue fut publiée par Maloine, Chahine puis d'Artray. Le Groupe s'augmenta rapidement et admit en son sein des psychanalystes de grande renommée (Morgenstern - Rudolph Loewenstein qui fut le psychanalyste de Lacan - Sacha Nacht - Pierre Male - Charles Odier - Julien Rouart - Raymond de Saussure - Daniel Lagache - Favez-Boutonnier - Serge Lebovici - René Diatkine - Jacques Lacan - P.C. Racamier Charles Brisset .) et des psychiatres connus par leurs travaux de psychiatrie clinique, de psychopathologie, ou leurs affinités avec la psychologie des profondeurs ou la phénoménologie (Ceillier - Georges Daumezon - Deshaies - Dublineau - Duchêne - Henri Ey - Sven Follin - Fouquet - Laboucarié - Lanteri-Laura - Mignot - Montassut - Pichot - Tosquelles .) qui vinrent en grand nombre participer aux travaux de la Société et publièrent d'importants articles dans sa revue. Certains de tendance plus nettement sociopsychologique ou sociopsychiatrique (Le Guillant - Sivadon - Veil .), ou d'autres orientés sur les problèmes de neuropathologie ou de pathologie générale dans leurs rapports avec la pathologie mentale (Ajuriaguerra - Angelergues - Baruk - Blanc - Dongier - Guiraud - Hécaen - Kouper