Hiers Bleus John-Antoine Nau

Prezzo
Prezzo
Hiers Bleus John-Antoine Nau

Disponibilità

Abebooks

Grand in-8° relié demi-maroquin à long grain bleue, plats de couverture conservés. Dos lisse, titre…

Prezzo
3315,59$

Hiers Bleus John-Antoine Nau

Grand in-8° relié demi-maroquin à long grain bleue, plats de couverture conservés. Dos lisse, titre gravé. Exemplaire non rogné à toutes marges. Il s'agit (seul grand papier) d'un des 20 exemplaires réimposés sur vélin de cuve. Ex-libris du baron de Launoit, le célèbre collectionneur belge qui rassembla une formidable collection de poésie très inspirée par l'esprit de Barnabooth. L'exemplaire est dans un état magnifique. Les coins sont à peine frottés mais non cornés. - - - - Eugène Léon Édouard Torquet, dit John-Antoine Nau, né le 19 novembre 1860 à San Francisco (Californie) et mort le 17 mars 1918 à Tréboul (Finistère), est un romancier et poète symboliste américain d'ascendance et d'expression françaises. Perpétuel voyageur hanté par la mer, il fut avec son roman Force ennemie le premier lauréat du Prix Goncourt en 1903. Les aïeuls sont des marins de Honfleur et du Havre. Fille de Charles-Antoine Le Forsonney (1776-1825) qui a fait la course aux Anglais dans la mer des Caraïbes, puis a servi, enseigne de vaisseau, à bord du Swiftsure pendant l'expédition de Saint-Domingue, Louise-Désirée épousera Jean-Pierre Nicolas Torquet, lieutenant de vaisseau retraité, libraire à Bolbec. Un fils, Paul Torquet, ingénieur, celui qui émigrera et épousera Sophie Petitbeau. Eugène Torquet est né d'un père français, émigré en Californie vers 1845, marié à San Francisco en 1858, naturalisé américain en 1860 et mort du typhus en 1864. En 1866, sa mère, issue elle aussi d'une famille française d'émigrés, s'embarque pour Le Havre avec ses trois enfants. Eugène Torquet fait ses études au lycée du Havre, Il se lie avec les membres du club des Hirsutes qui, avec le cercle des Zutistes et le club des Hydropathes, réunit les précurseurs du symbolisme. Il collabore, dès son premier numéro, à la revue du Chat noir, tandis que sa famille, inquiète pour son avenir, lui cherche des emplois de bureau. Mais le jeune homme opte à sa majorité pour une tout autre voie. En 1881, il s'embarque en tant que pilotin sur un trois-mâts faisant le commerce avec Haïti et les Antilles. Une terrible tempête, racontée dans Force Ennemie, le fait renoncer à la marine à voile. Il revient en France comme aide-commissaire aux vivres à bord du paquebot La France, puis repart pour un long voyage d'agrément sur les côtes du continent américain. Il s'installe ensuite à Asnières-en-Bessin, où il se marie en 1885, puis fait avec sa femme un séjour d'un an en Martinique. En 1897, il publie sous le nom de John-Antoine Nau son premier recueil de poésies, Au seuil de l'espoir. Le couple vit pendant quelque temps en Espagne, aux îles Canaries, au Portugal. En 1903, son premier roman, Force ennemie, paraît aux éditions de la revue La Plume. Nau, qui demeure alors à Saint-Tropez, fait recueillir par son frère le prix Goncourt que lui décerne le jury parisien. Lorsque Force ennemie fut couronné par le prix Goncourt en décembre 1903, John-Antoine Nau n'avait publié jusque-là que quelques nouvelles dans La Revue blanche et une plaquette de vers à compte d'auteur. C'est donc le livre d'un parfait inconnu qui circula parmi les membres du jury et qui finit par remporter le prix par six voix contre quatre. Le roman n'eut par la suite qu'un succès médiocre, ce qui n'empêcha pas le président de l'académie, J.-K. Huysmans, de dire bien plus tard : « C'est encore le meilleur que nous ayons couronné. » Réputé pour son caractère sauvage, l'écrivain « plaçait difficilement sa copie, et quand il l'avait placée, neuf fois sur dix le placement était mauvais ! Il ne maudissait personne ; il disait : « Est-ce drôle ! » Styliste à la mode de Flaubert, qu'il comptait parmi ses maîtres, Nau eut pour amis des peintres, des romanciers et des poètes comme lui. René Ghil, Apollinaire, Jean Royère figurent parmi ces derniers. C'est Jean Royère qui assura la publication à titre posthume d'une pa