Fort et grand in-12 relié plein veau, 478 pages. Trois pages manquantes ont été récopiées à la main à la fin du volume. Une restauration au coin inférieur droit de la page 13 avec une petite perte de texte. 4 feuillets blanc avant le titre avec des annotations manuscrites du XVII ou XVIII° siècle. Nous avons estimés la date d'impression, ne trouvant aucun exemplaire en bibliothèque. - - - Il a réellement existé, du temps de Charlemagne, un personnage historique du nom d'Ogier (transformé plus tard en Oger, comme le mot boulangier, par exemple, est devenu boulanger). Sous Pépin le Bref, Ogier défendit en Italie la cause du pape contre les Lombards. Plus tard, il fut un des partisans de Carloman, frère de Charlemagne, après la mort duquel il se réfugia à la cour du roi Didier. Il se soumit ensuite à Charlemagne, et fit restaurer un monastère à Cologne. La plus ancienne rédaction que nous possédions de la légende d'Ogier est la chanson attribuée à Raimbert de Paris (XIIe siècle), où sont soudés deux poèmes antérieurs, dont l'un racontait la jeunesse d'Ogier, l'autre les exploits de son âge mûr. L'auteur de Berthe aux grands pieds, Adenès le Roi, a composé aussi un roman en vers intitulé les Enfances Ogier, où il a remanié la première partie du poème de Raimbert. Ogier le Danois est une chanson de geste en douze chants composé par Raimbert de Paris, et qui fait partie du cycle carolingien. Le jeune Ogier était à Saint-Omer, à la cour de Charlemagne, comme otage de son père Geoffroi de Danemark, lorsqu'arrivent en France quatre ambassadeurs que l'empereur avait envoyés près de Geoffroi : celui-ci les a fait tonsurer et leur a fait couper barbe et moustaches. Cette grave injure met Charlemagne en fureur. Il appelle Guimer, châtelain du bourg de Saint-Omer, et lui ordonne de garder Ogier à vue. Le lendemain, après la messe, il se fait amener le jeune homme, et lui annonce qu'il va payer de sa vie le crime de son père. C'est en vain que les barons et la reine, touchés par son âge et de son innocence, prennent vivement sa défense. Il va périr, lorsque surviennent deux messagers du pape qui annoncent à Charlemagne que les païens sont entrés à Rome. L'empereur suspend alors l'exécution, et décide qu'il emmènera Ogier en Italie. Le poète nous raconte longuement cette expédition d'Italie, où il faut voir un souvenir de l'expédition historique de 773. Ogier se couvre de gloire et est armé chevalier sur le champ de bataille par Charlemagne lui-même. C'est grâce à lui que Rome est délivrée. -