Grand in-8° relié demi-percaline à la bradel, 67 pages. Étienne-Jean Delécluze (1781 - 1863) est un peintre et critique d'art français. Fils d'un architecte, il fut, à partir de 1797, à 16 ans, élève de David, dont il décrivit dans ses Mémoires, en 1855, l'atelier où il fit son apprentissage pendant trois à quatre ans. Un des élèves favoris de son maître, il fut le seul invité au dernier repas en France de celui-ci avant son départ en exil pour Bruxelles en 1816. Il fut principalement un peintre d'histoire mais peu de ses tableaux ont été conservés. Il exposa notamment au Salon à partir de 1808 avec un certain succès. À partir de 1822, il devient critique d'art pour le Journal des débats politiques et littéraires, dirigé par les frères Bertin et écrivit plus tard sur la littérature et la musique. Il publia également certains articles pour la revue L'Artiste, la Gazette des beaux-arts, Le Moniteur universel entre autres. Il fut membre du Comité historique des arts et monuments, organisme officiel créé en 1840 sous l'égide de Guizot, ministre de l'Intérieur. Il fréquentait le salon de Juliette Récamier où il a rencontré le tout-Paris Littéraire, entre autres : Honoré de Balzac dont la réputation d'écrivain commençait à prendre de l'ampleur. Il en rend compte dans Souvenirs de soixante années. Son livre Louis David, son école et son temps, (Paris, 1855), est une description de la carrière et de l'école de son ancien maître, et est encore considéré comme un ouvrage de référence sur Jacques-Louis David. Il était l'oncle de l'architecte Eugène Viollet-le-Duc (1814-1879) auquel il était très attaché et fut son premier professeur de dessin.