Grand in-8° relié demi-chagrin noir de l'époque : 1- Empire, Royauté ou République (Tours, Imprimerie Mazereau, 1871), 79 p. - - - 2- Georges Perin : Le camp de Toulouse. Lettre à M. de Rességuier, député du Gers (Paris, A. Le Chevalier, 1873), 72 p. - - - 3- Jules de La Tournelle : La question savoisienne : notes rapides à compléter (Versailles, 1871), 38 p. - - - 4- G. Barthélemy : Route des bonapartistes, légitimistes et orléanistes (E. Lachaud, 1871), 32 p., envoi autographe de Barthélemy à Jules Favre - - - 5- Historique de la 1re légion du Rhône. Son organisation, les opérations militaires auxquelles elle a pris part dans le département de la Côte-d'Or et à l'armée de l'est : par un officier supérieur de la 1re légion du Rhône. (Lyon, Charles Mera, 1871), 68 pages, grandes cartes dépliantes et plans des champs de bataille de Chateauneuf et de Nuits. - - - 6- Le Siège et le bombardement de Strasbourg en 1870. Journal d'un habitant de la campagne (Gand : Impr. L. Hebbelynck, 1870), 25 p. - - - 7- Dissertation sur le recrutement de l'armée et de la garde nationale ; suivie d'un projet de loi et d'un Commentaire dédiés à l'assemblée nationale [20 septembre 1871]., 71 p. envoi autographe de l'auteur à Jules Favre - - - 8- Trochu : Une page d'histoire contemporaine devant l'Assemblée nationale (Paris, J. Dumaine, 1871), 153 p., dédicace de l'auteur - - - 9- Matuszewicz : Capitulation de Paris, prédictions d'un officier républicain (A. Lacroix, 1871), 48 p. - - -10- Charles Beaurin : A Monsieur B. capitaine prisonnier de guerre, 32 p. - - - 11- René Louis Charles Achille de Failly : Opérations et marches du 5e corps jusqu'au 31 août (Bruxelles, 1871), 51 p. Jules Gabriel Claude Favre, né à Lyon, le 21 mars 1809 et mort à Versailles le 19 janvier 1880, était un avocat et homme politique français, fils de commerçant (son père qui a investi dans beaucoup d'affaires en Italie fera d'ailleurs faillite à la chute du Second Empire). Il appartient à cette génération d'hommes qui a traversé le xixe siècle, jouant un rôle dans presque tous les régimes. Il cumule dans sa vie diverses activités dans le corps législatif, au barreau ou encore à la plume : il écrit ainsi dans des journaux de la monarchie de Juillet comme Le précurseur et est l'un des membres fondateurs de L'électeur libre. Il est le grand-père du philosophe Jacques Maritain. Il lutte néanmoins activement contre l'expédition du Mexique et avec Thiers s'oppose à la guerre contre la Prusse en 1870 ; à la nouvelle de la capitulation de Napoléon III à Sedan, il exige la destitution de l'empereur. Dans le gouvernement de la Défense nationale, il devient vice-président et ministre des Affaires étrangères sous la présidence du général Trochu, chargé de la tâche pénible de négocier la paix avec l'Allemagne victorieuse. Il se révéla moins adroit comme diplomate qu'il l'avait été comme orateur et commit plusieurs bévues irréparables. Sa déclaration célèbre du 6 septembre 1870, selon laquelle on ne céderait à l'Allemagne « pas un pouce de nos territoires, pas une pierre de nos forteresses » fut un morceau d'éloquence auquel Bismarck répliqua le 19 en déclarant à Favre lors de l'« entrevue de Ferrières » qu'il faudrait céder l'Alsace et la Lorraine comme condition de paix. La faiblesse de Favre était de ne pas pouvoir s'appuyer sur une assemblée régulièrement élue qui aurait eu des pouvoirs plus légitimes que le gouvernement de la Défense Nationale, et il s'opposa au départ du gouvernement de Paris assiégé. Il prit des dispositions pour l'armistice du 28 janvier 1871 sans connaître la situation militaire et sans consulter le gouvernement de Bordeaux. En février 1871, il devint ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement investi par l'Assemblée nationale élue le 8 février. Il ne montra guère de compétence diplomatique pendant les négociations du traité prélim