Grand et fort in-octavo broché sous chemise-étui de toile verte, titrée. Portrait-frontispice de l'auteure par Winterhalter, (4)-420 pages, 2 autres portraits gravés hors-texte.(Charlotte Corday et Madame Rolland). Broché, couverture imprimée. Envoi de l'auteure : Souvenirs de gratitude de l'auteur à Monsieur Aimé Martin. Louis-Aimé Martin (1782-1847) fut professeur de belles-lettres et d'histoire à l'Athénée puis à l'Ecole polytechnique, avant de devenir conservateur de la bibliothèque Sainte-Geneviève. Elève et ami de Bernardin de Saint-Pierre, il épousa sa veuve et édita ses Oeuvres. La poétesse Louise Colet fut notamment la maîtresse de Victor Cousin puis de Flaubert. Vicaire II, 460 ; Escoffier n° 1690 - - - - - Louise Colet, née Louise Révoil le 15 septembre 1810 à Aix-en-Provence et morte le 8 mars 1876 à Paris 5e, est une poétesse et femme de lettres française. Louise Révoiln naît le 15 septembre 1810 à l'hôtel d'Antoine d'Aix-en-Provence, car l'aile est du bâtiment abrite alors l'administration des Postes dont son père est directeur. Louise Révoil épouse le 5 décembre 1834 à Mouriès Hippolyte-Raymond Colet, un musicographe et compositeur, professeur de composition au Conservatoire de musique de Paris. Elle le suit à Paris. Un an après son arrivée à Paris, en 1835, Louise Colet publie ses poèmes et obtient le prix de l'Académie française d'un montant de deux mille francs. Elle obtiendra quatre prix de l'Académie. Son salon littéraire du no 2 rue Brédan est fréquenté par le monde littéraire parisien, tels que Victor Hugo, Alfred de Musset, Alfred de Vigny, Charles Baudelaire, ainsi que de nombreux peintres et politiciens. En 1840, le journaliste Alphonse Karr attribue la paternité de l'enfant qu'elle porte à son amant Victor Cousin dans un article intitulé Une piqûre de Cousin. Furieuse, Louise Colet l'agresse avec un couteau de cuisine qu'elle lui plante dans le dos. Alphonse Karr s'en tire avec une égratignure, et renonce à porter plainte au grand soulagement de Victor Cousin6. Il se contente de mettre le couteau dont elle avait voulu le frapper sur une étagère avec cette inscription « Donné par Madame Louise Colet (Dans le dos) ». En 1846, elle rencontre Gustave Flaubert, jeune inconnu dans l'atelier du peintre James Pradier. Il est âgé de 25 ans, elle de 36. Ils deviennent amants. La liaison ne dure pas. Elle quitte son mari en 1847. Pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa fille, elle écrit vite et répond à des commandes. Elle raconte dans ses mémentos comment elle doit se battre pour garder son indépendance et tenter d'être reconnue par ses confrères masculins. Louise Colet s'engage aux côtés des fouriéristes, dont plusieurs adhérents fréquentent son salon, comme le poète Leconte de Lisle. Elle publie, en 1852, un ouvrage sur La colonie agricole et pénitentiaire de Mettray, créée en 1839. La peintre Fanny Chéron fréquente le salon de Louise Colet avec son père Amédée bibliophile. Bien que jouissant d'une célébrité personnelle et d'un succès littéraire certains à son époque, l'oeuvre de Louise Colet a connu un certain déclin au cours du xxe siècle, absente de la plupart des manuels d'histoire littéraire. Sa rupture difficile avec Gustave Flaubert à partir de 1856 pourrait y être pour quelque chose, celui-ci ayant dès lors dénigré fermement l'oeuvre de son ancienne maîtresse, que d'autres comme Victor Hugo acclamaient.