Petit in-8° relié plein veau de l'époque, [4],226,[2]pp. petits manques de peau aux charnières sinon bel ouvrage. Nous n'avons pas pu identifier les armes frappées sur le plat - - - L'importance de Haller pour l'histoire de la médecine est avant tout à chercher dans le rôle qu'il a joué en anatomie. Par la préparation d'environ quatre cents cadavres il a réussi à décrire le réseau artériel du corps humain. Il consacra d'autres études à la circulation sanguine et au développement de l'embryon (formation du coeur et des os, apparition de malformations). De nombreux essais sur des animaux lui permirent d'attribuer la sensibilité aux nerfs et l'irritabilité aux muscles, ce qui constituait une avancée majeur dans un domaine très controversé à l'époque. Par son approche systématique et ses hypothèses, il a établi la physiologie comme une science et est considéré comme le père de la physiologie moderne. Dans son ouvrage monumental Elementa physiologiae corporis humani (1757-1766), qui a connu des rééditions jusque dans le xxe siècle, Haller donne une vue d'ensemble critique du savoir anatomique et physiologique de son époque. Pour Fortuné Barthélemy de Félice, 2nd Comte di Panzutti, et l'Institut d'Yverdon et le Supplément de l'Encyclopédie de Diderot et D'Alembert, Haller a rédigé environ 200 entrées concernant l'anatomie et la physiologie. Haller a également établi quatre Bibliothecae (1771-1788), répertoires critiques de toute la littérature médicale, depuis ses origines. Face à cela, son oeuvre poétique semble mince, mais elle a joué un rôle déterminant dans la formation du lyrisme allemand. On lui doit trois romans Usong, Alfred, Fabius und Cato, un recueil de poésie Versuch Schweizerischer Gedichten, publié pour la première fois en 1732, qui marque les débuts de la littérature suisse. Dans ce recueil figure le célèbre poème Die Alpen, daté (par Haller lui-même) de 1729 et qui fait de Haller le créateur de la Suisse mythique. Ses textes sur les questions principales de la religion, de l'éthique et de la métaphysique (Über den Ursprung des Übels, 1734 et Unvollkommenes Gedicht über die Ewigkeit, 1736) avait un caractère de modèle au Siècle des Lumières. Dans ses vieux jours, Haller a écrit trois romans politiques dans lesquels il a exposé des modèles de formes d'État inspirés de l'Histoire : l'absolutisme éclairé dans Usong, histoire orientale, 1771 ; la monarchie constitutionnelle, dans Alfred, roi des anglo-saxons, 1773 ; la république oligarchique et aristocratique dans Fabius et Caton, fragments de l'histoire romaine, 1774.