4 vol. in-12, vij-[3]-xxiv-192 pp. ; [2] ff. n. ch., 284 pp. ; titre, xj-258 pp. ; titre, pp. 259-450, avec 5 planches dépliantes de sceaux (toutes dans le dernier volume), basane fauve racinée, dos lisses ornés de guirlandes, fleurons et semis géométriques dorés, pièces de titre et de tomaison brique, chaînette dorée sur les coupes, tranches mouchetées Accroc à une coiffe supérieure, mais bon exemplaire. (reliure de l'époque). Unique édition, rare complète des trois parties (ou quatre, la dernière étant à son tour divisée, mais avec pagination continue). C'est l'ouvrage le plus important et le plus connu de l'historien d'Arles Louis-Mathieu Anibert, qui devait mourir le 19 novembre 1782 à l'âge de 40 ans seulement. Né à Trinquetaille, il s'orienta vers l'histoire de sa ville après plusieurs essais littéraires dans le goût de l'époque, mais peu convaincants. La jalousie et les sarcasmes de l'abbé Papon sur ses travaux ne doivent pas impressionner : Anibert fut un précurseur dans ses recherches.Cioranescu, XVIII, 8042.Relié à la suite, du même auteur : Dissertation topographique et historique sur la montagne de Cordes, et ses monumens. Arles, Jacques Mesnier, 1779, v pp., pp.7-106, un f. n. ch. de permission, avec une planche dépliante "in fine" (la grotte de la "montagne" de Cordes). Unique édition du premier ouvrage d'Anibert, de loin le plus rare. Cioranescu, 8041. La montagne des Cordes est sise sur les contreforts des Alpilles au nord-est de la ville d'Arles. Ce qu'Anibert appelle "grotte" et qui fut mis au jour cette meme année 1779 est en réalité un hypogée, qui était obstrué et ne fut pas fouillé lors de la découverte. On parla pendant plus d'un demi-siècle de "grotte des fées" jusqu'à ce que des fouilles fussent entreprises à la demande du maire d'Arles Bernard Remacle, et ce ne fut qu'à partir de 1854.