In-4° broché, 51 pages. Importantes rousseurs, une mouillure dans la marge supérieure. Bien complet de la planche d'errata souvent absente en bibliothèque publique. Cette année la, le concours d'agrégation fut prestigieux. Présidé par Orfila, il vit s'affronter comme candidat : Briquet, Foissac, Meniere, Piorry, Requin, Rochoux, Royer-Collard et Trousseau. Une très grande année ! La disparition des archives personnelles et professionnelles de Broussais explique cette gène. Les documents cités ici évoquent la question, sans la résoudre ; ils ramènent à ses héritiers, sa veuve, effacée, et leurs trois fils. Casimir, médecin, en vue en 1839 lorsque la presse publie ses démêlés avec Balzac lors de l'affaire Peytel, était, à la mort de son père, professeur au Val-de-Grâce ; François, également médecin, exerça en province. Émile, avocat et écrivain, apôtre swedenborgien, très lié dès les années 1820 avec Bra, mourut magistrat à Pondichéry en 1852. Si la dispersion des papiers de Broussais semble pour le moment certaine, on apprend que Casimir, exécuteur testamentaire de son père, en avait hérité de même que de sa bibliothèque. Plaidées par des avocats célèbres, les affaires Broussais identifient d'abord les personnes agissant lors des circonstances rapportées troublantes, « les bruits les plus fantaisistes » M. Valentin, François Broussais, empereur de la médecine, ayant entouré la mort de Broussais : les rumeurs de son empoisonnement circulèrent entre deux causes célèbres du genre, les affaires Peytel et Lafarge. Les procès révèlent avant tout la situation familiale et maritale tendue de Broussais, voilée par ses amis et biographes, et sa situation pécuniaire. Ils font allusion à des intérêts inattendus, ainsi l'attention qu'il portait au somnambulisme « Quant aux prétendues visites de Mlle Delaunay à la. Ils ajoutent enfin un aspect nouveau à l'épisode de sa conversion rendue publique par la publication posthume de sa profession de foi. La première affaire vit s'affronter les héritiers Broussais - deux fois déboutés?2 juin 1839, 5 décembre 1840. - et une Mlle Delaunay à propos de leur demande en revendication d'effets immobiliers. La Gazette révéla d'abord la longue mésentente entre Broussais, sa femme et ses enfants. Furent rappelées en premier les allusions répétées de la presse et laissées inexpliquées par les biographes à des rumeurs sur les « circonstances que l'on disait avoir précédé la mort de M. Broussais [qui] semblait de nature à faire soupçonner un empoisonnement. Il paraît que ces soupçons ont pris un tel caractère de gravité que l'autorité judiciaire a cru devoir intervenir, et que M. Fleury, juge d'instruction, a été chargé d'informer. On assure qu'une apposition de scellés et une visite domiciliaire ont eu lieu, et qu'hier un commissaire de police avait reçu l'ordre de faire procéder à une nouvelle autopsie » 23 novembre 1838. L'intervention de la famille auprès de la justice fut rapportée quelques jours plus tard : «Décédé à Vitry, la nuit, loin de sa famille, M. Broussais avait mangé [.] un potage à la suite duquel il s'était plaint de vives douleurs dans la colonne vertébrale, et avait perdu connaissance [.] l'autopsie à laquelle ont procédé les médecins distingués [.] n'avait néanmoins trouvé aucune altération de nature à expliquer une mort aussi soudaine [.] la famille s'était vue dès lors dans l'impérieuse nécessité de provoquer judiciairement une analyse chimique qui pût faire connaître la vérité [.] rien n'est résulté qui puisse confirmer les doutes qui s'étaient élevés sur les cause de la mort »