Paris, Imprimeries nationales, 1848. Petit in-4° de 101 pp. et 2 planches hors-texte de 31 figures (dont 9 en couleurs), broché, reliure manquante, partiellement non coupé, piqué. Extrait des "Mémoires présentés par divers savants à l'Académie des sciences de l'Institut de France", (1851) tome XI. « Lus à l'Académie des sciences, dans ses séances des 30 juillet, 23 septembre et 11 novembre 1844 ». Edition originale du médecin et zoologiste, il est l'élève de Georges Cuvier dont il prend la suite en 1837 à la chaire d'histoire naturelle des corps du Collège de France. Il obtiendra une chaire au Muséum national d'histoire naturelle deux ans après la publication de ces Fragments. Cette formation et ces responsabilités en font alors, à l'époque, une figure de référence sur les sujets de dissection pointues. Le travail de comparaisons ou d'analyse anatomique des espèces par Duvernoy est souvent précédé d'une synthèse historique qui vient contextualiser la réflexion avant de la prolonger. Michel Thireau et Claude Boisseau, dans leurs travaux sur la Morphologie externe du cloaque des Amphibiens Urodèles , placent ces recherches de 1848 de Duvernoy dans la continuité de celles de Du Fay dans Observations physiques et anatomiques sur plusieurs espèces de Salamandres qui se trouvent aux environs de Paris (1731) « qui ouvre la voie des études anatomiques avec la découverte d' «. un corps cartilagineux, long d'environ deux lignes , .en forme de mitre, dont la pointe est en haut, et selon toutes les apparences il tient lieu de verge dans cet animal. ». Il n'est pas impossible que Duvernoy, quant à lui, se servent ici des observation établies deux ans plus tôt par un autre zoologiste, Constant Duméril, l'un des premiers à établir un Rapport sur plusieurs mémoires d'anatomie comparée de G.-L. Duvernoy principalement sur les organes génito-urinaires des Batraciens Urodèles (1846). Tous deux sont convoqués dans cette recherche par l'auteur.