In-8° broché, couverture imprimée, 165 [2] pages. Exemplaire en parfait état, non coupé. Charles Blondel, avait passée une thèse de médecine avec Jules Déjerine, publiée chez Jules Rousset en 1906 sur les auto-mutilateurs. Ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, agrégé de philosophie, Charles Blondel passera une thèse de doctorat es lettres principale, elle aussi très remarquée, sur la conscience morbide en 1914. Nommé en 1919, après quatre années de guerre, professeur de psychologie à la Faculté de Strasbourg. Il illustrera son enseignement théorique de présentations de malades venant de la clinique universitaire ou du service de Paul Courbon (le gendre de Paul Sollier), alors médecin chef à Stehansfeld avec qui il se lia d'une forte amitié. Il succédera en 1936 à Georges Dumas à la chaire de psychopathologie de la Sorbonne avant de mourir trois ans plus tard. Jules Déjerine, le considérait comme brillantissime mais dispersé ; preuve en est on découvrit seulement après sa mort qu'il avait voué également une passion sans borne à la photographie accumulant secrètement, comme Gatian de Clérambault et ses « drapés » des milliers de clichés. Ses trois oeuvres les plus remarquables sont ses deux thèses sur les automutilateurs et la conscience morbide et « Psychographie de Marcel Proust » (1931). Précieux exemplaire de Pierre Janet avec son cachet gravé représentant sa signature autographe sur la page de garde.