Édouard Jean Baptiste Pichon, né le 24 juin 1890 à Sarcelles et mort en 19401, est un médecin, linguiste et psychanalyste français. Il est cofondateur de la Société psychanalytique de Paris (1926). Édouard Pichon est né le 24 juin 1890 à Sarcelles. Il est originaire d'une famille bourguignonne, son père d'abord vigneron devient notaire. C'est sur les recommandations de son père qu'Édouard s'oriente vers la médecine. Il est externe des hôpitaux de Paris en 1910, il y rencontrera Louis Aragon. Pendant la Première Guerre mondiale il est engagé comme médecin militaire, il ressent alors les premiers signes du rhumatisme articulaire aigu qui finira par l'emporter. Sa vie sera marquée par cette maladie qui l'obligera à de multiples hospitalisations et le handicapera au point de lui imposer de circuler en chaise roulante. Il est soigné par un traitement à base de salicylate, ce qui lui provoque des épisodes délirants. Il choisira cette maladie comme sujet de sa thèse en médecine. En 1924 il est docteur en médecine, spécialisé en pédiatrie et nommé chef-adjoint de clinique infantile. Il sera nommé ensuite à l'hôpital Bretonneau où il rencontre Françoise Marette qui sera connue plus tard sous le nom de Françoise Dolto et qui devient son élève. En 1927, tout en étant un des cofondateurs de la Société psychanalytique de Paris (SPP), il épouse Hélène Janet qui est tuberculeuse et devient donc gendre de Pierre Janet, que certains considèrent comme l'un des plus notables adversaires de la psychanalyse. La vraie passion de Pichon était sans doute le langage. Il y a été initié très tôt par son oncle Jacques Damourette avec lequel il signera Des mots à la pensée, une grammaire en sept volumes qui tente de décrire de façon exhaustive l'état de la langue française entre 1911 et 1940. Le titre de l'ouvrage s'inscrit contre le courant dominant des grammairiens de l'époque qui partent de l'idée pour arriver au langage, Damourette et Pichon partent de la langue pour montrer comment émerge la pensée. -- En 1925, quelques psychiatres et psychanalystes parisiens formèrent un groupe d'études autour de Adrien Borel (qui est resté comme le psychanalyste de Georges Bataille et Michel Leiris), H. et O. Codet - Angelo Hesnard - Eugène Minkowski - Françoise Minkowska - E. Pichon - P. Schiff - Il s'agissait essentiellement de confronter les points de vue psychanalytiques qui à cette époque, peu après la première guerre mondiale, avaient conquis droit de cité en France - et les points de vue psychiatriques. Les discussions du Groupe, ardentes et approfondies, furent alors publiées dans les premiers tomes de l'Evolution Psychiatrique (alors chez Payot) - Plus tard la revue fut publiée par Maloine, Chahine puis d'Artray. Le Groupe s'augmenta rapidement et admit en son sein des psychanalystes de grande renommée (Morgenstern - Rudolph Loewenstein qui fut le psychanalyste de Lacan - Sacha Nacht - Pierre Male - Charles Odier - Julien Rouart - Raymond de Saussure - Daniel Lagache - Favez-Boutonnier - Serge Lebovici - René Diatkine - Jacques Lacan - P.C. Racamier Charles Brisset .) et des psychiatres connus par leurs travaux de psychiatrie clinique, de psychopathologie, ou leurs affinités avec la psychologie des profondeurs ou la phénoménologie (Ceillier - Georges Daumezon - Deshaies - Dublineau - Duchêne - Henri Ey - Sven Follin - Fouquet - Laboucarié - Lanteri-Laura - Mignot - Montassut - Pichot - Tosquelles .) qui vinrent en grand nombre participer aux travaux de la Société et publièrent d'importants articles dans sa revue. Certains de tendance plus nettement sociopsychologique ou sociopsychiatrique (Le Guillant - Sivadon - Veil .), ou d'autres orientés sur les problèmes de neuropathologie ou de pathologie générale dans leurs rapports avec la pathologie mentale (Ajuriaguerra - Angelergues - Baruk - Blanc - Dongier - Guiraud - Hécaen - Koupernik - Nayrac - Tusques .)