Ad Eminentissimum S.R.I. Principem Joannem Philippum Elector. Mogunt., 2 vol. in-4 reliure de l'époque pleine basane marron, dos à 5 nerfs orné, Sumptibus Johannis Andreae Endteri, & Wolfgangi Junioris Haeredem, Excudebat Jobus Hertz Typographus Herbipol, Prostant Norimbergae [ Nürnberg, Nuremberg ], 1664, 20 ff. (dont titre gravé et 2 pl. in-texte), 579-[ 580] pp, avec 38 planches hors texte (dont 6 dépliantes et une double) ; pp. [ 581 ]-1044, 8 ff. n. ch. avec 22 planches hors texte (dont 5 dépliantes, une double, une chiffrée XVII et XVIII comptée pour une planche, et une non chiffrée). Rappel du titre complet : P. Gaspari Schotti regiscuriani e Societate Jesu, Olim in Panormitano Siciliae, nunc in Herbipolitano Franconiae Gymnasio ejusdem Societatis Jesu Matheseos Professoris, Technica Curiosa, sive Mirabilia Artis, Libris XII comprehensa ; Quibus varia Experimenta, variaque Technasmata Pneumatica, Hydraulica, Hydrotechnica, Mechanica, Graphica, Cyclometrica, Chronometrica, Automatica, Cabalistica, aliaque Artis arcana ac miracula, rara, curiosa, ingeniosa, magnamque partem nova & antehac inaudita, eruditi Orbis utilitati, delectationi, disceptationique proponuntur Exemplaire bien complet des 60 magnifiques planches hors texte. Elève d'Athanase Kircher à l'université de Würzburg puis son collaborateur à Rome, le jésuite Gaspard Schott (1608-1666) manifesta très tôt son intérêt pour les sciences et la machinerie. De retour à l'université de Wurzburg, il fit connaître les savoirs accumulés par Kircher, et sa renommée s'étendit. Il vulgarise les découvertes de Guericke, Torricelli et Boyle sur le vide, et correspond notamment avec Huygens. Ses oeuvres majeures, dont fait partie sa "Technica curiosa" "sont dénormes collections non critiques, des mines dinformations désuètes dans lesquelles des pépites significatives doivent être extraites dune grande quantité de scories. Comme beaucoup de ses contemporains, Schott croyait que les principes de la nature et de lart se révèlent mieux dans leurs exceptions. Cela fait de lui une source utile sur l'histoire des instruments scientifiques et de la technologie mécanique" (DSB, XII, 211) "La plupart des ouvrages du P. Schott sont curieux, et ils étaient jadis fort recherchés ; on y trouve des observations précieuses, des expériences dignes d'attention, qui on mis les physiciens sur la voie de plus d'une découverte" ( Backer, I, 727). Le présent ouvrage "est un recueil complet des expériences de physique faites jusqu'à cette époque. Dans les deux premiers livres, le P. Schott rend compte des expériences faites à Magdebourg par Otton dde Guericke, et en Angleterre , par Rob. Boyle sur l'air et sur le vide. Il traite, dans les deux suivants, de diverses expériences avec le mercure ; le cinquième et le sixième livre contiennent la description d'un grand nombre de machines remarquables ; le septième est remplie de détails sur la polygraphie universelle du P. Kircher, ouvrage dans lequel ce docte jésuite propose une écriture commune à tous les peuples de la terre ; sur les écritures occultes et merveilleuses ; sur la sténographie ; sur l'origine des chiffres tant romains que ceux que nous nommes arabes ; sur l'origine de différentes sortes d'écriture, etc. Le huitième roule sur le problème de la quadrature du cercle, et les différentes solutions qui en ont été proposées ; le neuvième traite des inventions en usage chez les différents peuples pour mesure le temps ; le dixième, de différents essais tentés pour découvrir le mouvement perpétuel ; le onzième contient la description des machines de physique que l'auteur avait en vue depuis la publication de ses précédents ouvrages ; enfin la douzième forme un Traité de la cabale des Juifs" (Backer, I, 730-731). Backer signale également qu'à "la suite du sixième livre, Schott a réimprimé l'ouvrage du P. Kircher intitulé "Specula Melitensis encyclica, hoc est,