In-8° broché, tiré à part extrait de la revue des deux mondes, 168 pages. Bel envoi autographe de l'auteur à Michel-Eugène Chevreul - - - - - Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, ou Armand de Quatrefages, est un biologiste, zoologiste et anthropologue français, né le 6 février 18101 dans le hameau de Berthézène2 (commune de Valleraugue dans le Gard) et mort le 12 janvier 1892 à Paris. Issue d'une famille protestante, ses parents : Jean-François de Quatrefages de Bréau (1767-1858) et Camille de Cabanes (1786-1888) sont installés depuis plusieurs générations dans la région. Armand de Quatrefages est né dans le hameau de Berthézène à proximité du village de Valleraugue (Gard). Il est envoyé pour sa scolarité au collège de Tournon (Ardèche) où il se distingue pour les mathématiques et les sciences physiques. Âgé de 19 ans en 1829, il obtient un doctorat ès sciences à l'université de Strasbourg en présentant deux thèses, l'une portant sur de la balistique, Théorie d'un coup de canon et l'autre sur le Mouvement des aérolithes considérés comme des masses disséminées dans l'espace par l'impulsion des volcans lunaires4. En 1832, un nouveau doctorat - en médecine - vient le distinguer, la thèse présentée porte sur L'extraversion de la vessie. L'un de ses maîtres n'est autre que Georges Louis Duvernoy (1777-1855), ancien collaborateur de Georges Cuvier (1769-1832). Il enseigne la zoologie à la faculté des sciences de Toulouse à partir de 1838, mais quitte son poste peu de temps après. Il se rend alors à Paris et rencontre Henri Milne Edwards (1800-1885) qui devient son employeur et son ami. Deux ans plus tard, il passe un troisième doctorat en histoire naturelle. Cette fois, sa thèse paraît deux ans plus tard sous le titre de Thèse sur les caractères zoologiques des rongeurs et sur leur dentition en particulier. C'est le début de son intérêt pour la zoologie et il travaille notamment sur les invertébrés marins. Il fait ainsi paraître, en 1844, De l'organisation des animaux sans vertèbres des Côtes de la Manche. Il s'intéresse également à la question de l'acclimatation d'animaux exotiques ainsi qu'aux problèmes de pisciculture et publie sur ce dernier sujet Études sur les fécondations artificielles des oeufs de poissons en 1854. Il fait paraître en 1861 son fameux livre sur l'unité de l'espèce humaine, premier ouvrage d'une longue série en anthropologie. En 1867, il publie un rapport sur la situation de la recherche anthropologique en France. En 1870, il étudie l'oeuvre de Charles Darwin (1809-1882) et de ses précurseurs français, ainsi que la théorie lamarckienne sur le transformisme. En 1875, il participe à la fondation de l'École d'anthropologie. En 1877, il publie L'Espèce humaine et définit notamment la « race de Cro-Magnon ». Reprenant dans son ouvrage la division de l'ensemble des corps, proposée par Pallas en deux empires inorganique et organique, Armand de Quatrefages faisait état de cinq règnes naturels strictement séparés : I. le règne sidéral (ajouté par Candolle pour les corps célestes), II. le règne minéral (correspondant à l'écorce terrestre), III. le règne végétal, IV. le règne animal et V. le règne humain. Il est élu membre étranger de la Royal Society of London en juin 1879, et membre de l'Académie de médecine. - - - Michel-Eugène Chevreul (1786-1889) est un chimiste français connu pour son travail sur les acides gras, la saponification, la découverte de la stéarine. Ces travaux lui valurent la médaille Copley en 1857. Nommé directeur de la manufacture des Gobelins, il appuya le travail de teinture sur des recherches sur la perception des couleurs. Il expose dans son ouvrage De la loi du contraste simultané des couleurs et de l'assortiment des objets colorés des principes qui influencèrent durablement les artistes peintres. Il est aussi le concepteur d'un atlas de couleurs indexé sur les raies de Fr