In-8° relié cartonnage moderne, titre contrecollé sur le premier plat, 33 pages G. Hayem est né à Paris, le 24 novembre 1841. Major à l'externat, en novembre 1862, il réussit le concours de l'internat en 1863 et est affecté à Bicêtre. En 1865, il entre aux Enfants Malades, puis à Lariboisière, avant de devenir l'un des meilleurs internes d'Alfred Vulpian à la Salpêtrière. La médaille d'Or de l'internat lui permit d'effectuer deux années supplémentaires chez Ambroise Tardieu, le père de la médecine légale française. Il soutint sa thèse de Doctorat en Médecine le 15 mai 1868 « Etudes des diverses formes d'encéphalite (Anatomie et physiopathologie) » et en mars 1869, il devint agrégé. En 1872, il passe sa deuxième agrégation, (section médecine légale) comme c'était l'usage à l'époque, et est admis au bureau central des hôpitaux. Il remplace provisoirement Bouillaud à la Charité avant de passer chef de service à Saint-Antoine ou il restera trente trois ans. En 1893, il obtint la chaire de Clinique Médicale, alors installée à Necker et réussit à la faire transférer à Saint-Antoine. Membre de l Académie de médecine depuis 1887, il en devient vice-président en 1917, puis président l'année suivante. L'oeuvre de Georges Hayem est considérable, en particulier dans le domaine de l'hématologie : il décrit, le premier, en 1877, l'érythroblaste, étudie ensuite la coagulation, qu'il fit connaître dans d'importants mémoires publiés en 1878 et 1879 ; et son nom reste attaché à la physiologie de l'hémostase avec le clou plaquettaire de Hayem ou temps de coagulation[. ]. Ses travaux sur le système nerveux sont d'ordre expérimental, anatomo-pathologique et clinique et portent sur l'encéphalite, le ramollissement cérébral, les myosites, l'atrophie musculaire . Mentionnons de remarquables contributions sur les affections du foie : les cirrhoses, les ictères, les hépatites Il gagna enfin le surnom de "Dr choléra", en raison des succès inespérés qu'il obtint dans le traitement de cette affection en luttant contre la déshydratation par des injections intra veineuses au moment des épidémies.