Paris, Michel Lévy Frères, 1859. Un vol. au format in-12 (173 x 113 mm) de 1 f. bl., 2 ff. n.fol., 300 pp. et 1 f. bl. Reliure sans doute légèrement postérieure de demi-basane glacée marine, dos lisse orné de filets gras à froid, larges fleurons dorés, titre doré, tranches mouchetées, premier plat de couverture conservé. Seconde édition, en partie originale, sous agréable reliure du temps. ''La question de la modernité trouve chez Banville son moment de réflexion dans la préface des Odes funambulesques, lesquelles sont significativement publiées chez le même éditeur [Poulet-Malassis] et la même année (1857) que les Fleurs du mal. Par des voies qui lui sont propres, Banville rejoint Baudelaire et Gautier dans l?expression horrifiée du monde capitaliste et bourgeois: la poésie est pour lui un tremplin vers un univers de Beauté, et il revient au poète d?adopter l?attitude du funambule qui, en fragile équilibre, regarde de haut la pitoyable comédie humaine. De manière originale, s?inspirant du modèle de Daumier, il propose dans cette préface-manifeste d?importer les techniques de la caricature dans le langage poétique. Funambulesque et caricaturale, la poésie mettra en place un dispositif de pur langage conjurant toute compromission avec le réel. De là le surinvestissement dans la forme; de là aussi, l?introduction de l?humour dans la poésie ? point sur lequel Banville retrouve à nouveau Baudelaire.'' (Jean-Pierre Bertrand). Vicaire I, Manuel de l'amateur de livres du XIXème siècle, 263 - Carteret I, Le trésor du bibliophile, p. 95 - Clouzot, Guide du bibliophile français, p. 22 - Talvart I Bibliographie des auteurs modernes de langue française, 201b. Inégales rousseurs dans le texte. Premier plat de la couverture papier originelle présentant un éclat altéré ainsi que rousseurs et tâches.