2 tomes en un volume in-12, [4] ff. n. ch. (titre orné d'une vignette gravée, à Zima, table des chapitres), 288 pp. ; [2] ff. n. ch. (titre avec vignette gravée, table des chapitres), 332 pp. ; avec 6 planches gravées, manque le frontispice au volume I, demi-basane havane, dos lisse orné de filets et guirlandes dorés, tranches mouchetées (reliure du XIXe siècle). Une des rares contrefaçons de l'édition originale. Elle se distingue de celle décrite par Tchermerzine sur deux points : 1. Les planches ne présentent pas la légende Les Bijoux. - 2. La vignette au titre du volume II est différente, qui représente un cartouche avec l'inscription Sunt similia tuis, au lieu de l'amour ailé sortant de son boudoir et volant vers la droite.Comme l'on sait, ce conte libertin et orientalisant parodiant les moeurs de la Cour fut le premier texte important de Diderot. L'argument en est simple : le Sultan Mangogul [= Louis XV] reçoit du génie Cucufa un anneau magique qui possède le pouvoir de faire parler les parties génitales ("bijoux") des femmes. Mangogul fait 30 essais de sa bague, devoilant les secrets intimes des femmes de sa Cour et de son Royaume quand elles sont généralement endormies. Il partage les résultats de ses enquêtes à sa favorite, Mirzoza, elle-même perpétuellement inquiète d'être la victime de la bague. Il faut dire que peu sont épargnées : essentiellement les femmes de la cour, avec leurs différents caractères (la prude, la coquette, la joueuse, la manipulatrice .), leurs différentes extractions (de la haute noblesse à la petite bourgeoise) et leurs différentes origines (l'Anglaise, la Française, l'Italienne, la Turque). Décrivant les m?urs de la cour du point de vue du désir féminin, le roman dresse le tableau d'une société libérée, où l'on multiplie les partenaires sexuels, où les apparences sont trompeuses et où le véritable tendre est rare.Tchemerzine-Scheler II, 922. Bon exemplaire, de la bibliothèqye George Hugnet (G.H.). LIVRE NON DISPONIBLE À PARIS, VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT