In-8° cartonnage moderne, pièce de titre, 127 pages - - PERFECT COPY LIKE NEW Son père, Ocip Veniaminovich Wilbouchewitch, issu d'une grande famille juive )comptant de nombreux médecins, est pharmacien à Bielostok. Sa fratrie compte trois frères et une soeur : 1) Vital (1862-1926), docteur en médecine, vit à Saint-Pétersbourg. 2) Eugène (1865-1931), pharmacien, tient l'officine paternelle à Bielostok. 3) Jean (1866-1907), ingénieur-agronome, fondateur du Journal de l'agriculture tropicale, vient à Paris et demeure 10, rue Delambre, Paris, 14ème. Ses travaux sont reconnus et le Jury de l'Exposition universelle de 1900 lui décerne une Médaille d'or En 1907, son suicide déclenche une polémique entretenue par la presse. En effet, en arrivant à son domicile, sa femme de ménage le découvre étendu sur le parquet, ayant auprès de lui un verre qui avait contenu du cyanure de potassium. De soi-disant révélations du Gil Blas , reprises par d'autres journaux , affirment que Jean Wilbouchewitch ne s'est pas suicidé, mais a été victime d'une exécution terroriste. Il aurait en effet été en relation avec les comités révolutionnaires de Moscou, de SaintPétersbourg et de Bielostok et, accusé de trahison pour avoir refusé d'accomplir une mission mystérieuse, il aurait été exécuté par son propre parti. Dans ses Mémoires, Marie Wilbouchewitch dément formellement ces allégations mensongères et valide totalement la thèse du suicide de son frère, atteint de neurasthénie. Daria (1882-1924). En 1907, à Paris, elle épouse Edmond Meunier, chocolatier qui a eu son heure de célébrité avec les Chocolats François Meunier, à ne pas confondre avec les chocolats Menier, et dont elle divorce en 1922. Arrivée à Paris en juillet 1882, Marie ne commence le PCN (certificat de PhysiqueChimie-sciences Naturelles, année de Faculté des Sciences précédant l'entrée en 1ère année de médecine) qu'en mars 1883, car il a fallu attendre la décision du Ministère lui accordant la dispense du baccalauréat sur la foi du certificat de professeurs du collège de Bielostok, et y est reçue en juin. Marie s'inscrit en première année à la Faculté de médecine de Paris à la rentrée 1883. Cette année-là, la Faculté compte au total 78 femmes dont 65 étrangères, avec une forte prédominance d'Américaines et de Russes (du fait de la récente fermeture aux femmes du Collège médical de SaintPétersbourg). La première année de Faculté est principalement consacrée à l'anatomie (avec la dissection) et à la physiologie. Le professeur d'anatomie Louis Hubert Faraboeuf (1841-1910) dit aux étudiants : N'allez pas à l'hôpital. La dissection achevée, préparez l'externat. Soyez tous externes, et internes qui pourra, conseil que Marie suivra et qui lui sera profitable. En 1893, Marie soutient cette thèse sur Le traitement antiseptique des brûlures, un sujet qui la préoccupait depuis longtemps. Désireuse d'empêcher toute suppuration, elle préconise la propreté des pansements et la suppression de tous les topiques. Avec une brosse et du savon, elle nettoie les parties saines, autour des zones brûlées, procédé qui donne lieu à une légende pernicieuse laissant croire au brossage des brûlures, ce qu'elle n'envisage évidemment pas une seconde. Donnant d'excellents résultats, la méthode de Marie est adoptée par plusieurs chirurgiens, notamment Henri Hartmann (1860-1952), Félix Terrier (1837-1908) et Charles Winchester Du Bouchet (1868-1947). Le 28 décembre 1891, à Paris, elle épouse son collègue Jean Nageotte (1866-1948) Marie Wilbouchewitch (18) raconte dans ses Mémoires son arrivée et son séjour au Valde-Grâce. Elle y reste du 7 août 1914 au 9 mai 1919, en qualité d'assistante bénévole (elle n'aura droit à aucune rémunération ni nourriture), dans le service Premier Blessés Marie raconte que, blessé à la tempe par un éclat d'obus le 17 mars 1916, au Bois-des-Buttes