Placard Donnant Les DéTails Sur L'arrestation De Georges Cadoudal Dit Larive Dit Masson Georges Cadoudal

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In-4° broché 4 pages. Document très rare inconnu à la Bibliothèque Nationale. Après l'explosion de …

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Placard Donnant Les DéTails Sur L'arrestation De Georges Cadoudal Dit Larive Dit Masson Georges Cadoudal

In-4° broché 4 pages. Document très rare inconnu à la Bibliothèque Nationale. Après l'explosion de la « machine infernale » qui visa Bonaparte sans succès lors de son passage rue Saint-Nicaise à Paris le 3 nivôse an IX (24 décembre 1800), la police établit rapidement l'implication des milieux royalistes dans cet acte. Bonaparte qui avait alors besoin de frapper les jacobins, prit prétexte de l'événement pour faire déporter une centaine de personnes, mais le tenace Fouché fit poursuivre les investigations jusqu'à obtenir les noms des vrais responsables. Ces avis de recherche sont lancés par le ministre de la Police Joseph Fouché, ciblant 29 personnes dont George Cadoudal, des proches de celui-ci et des participants à l'organisation de l'attentat : Picot de Limoelan (« un des auteurs de l'attentat du 3 nivôse »), Villeneuve (« aide-de-camp de Georges »), Audran (« chef de canton sous Georges »), Cotillon (« marin attaché à Georges »), Lahaye (« un des assassins du 3 nivôse »). Le 9 mars 1804, à dix-neuf heures, Le Ridant s'arrête avec le cabriolet à la place du Panthéon. Cadoudal, Burban, Gaillard et Joyaut, sortent alors de l'appartement de Mme Lemoine et s'approchent du cabriolet. Mais au moment où Cadoudal monte, deux inspecteurs de police - Buffet et Caniolle - et deux officiers de paix - Destavigny et Petit - surgissent. Les trois autres conjurés se jettent sur les policiers tandis que Le Ridant s'élance avec le cabriolet dans les rues de la ville ; mais le vieux cheval, choisi par Goujon, galope avec peine. Au carrefour de l'Odéon, l'inspecteur Buffet se jette à la tête du cheval pour tenter de l'arrêter, mais Cadoudal le tue d'un coup de pistolet et saute ensuite du cabriolet, poursuivi par l'inspecteur Caniolle qui ameute les passants. Rattrapé au carrefour Bussy, Cadoudal, malgré une énergique résistance, succombe sous le nombre des assaillants. Conduit à la préfecture de police sous les invectives de la foule, il y est interrogé par le préfet Louis Nicolas Dubois, le juge du tribunal criminel Jacques Alexis Thuriot et Pierre Marie Desmaret, chef de la police politique. Ce dernier rapporte : « Georges, que je voyais là pour la première fois, avait toujours été pour moi comme le Vieux de la Montagne, envoyant au loin ses assassins contre les puissances. Je trouvai, au contraire, une figure pleine, à l'oeil clair et au teint frais, le regard assuré, mais doux aussi bien que la voix. Quoique très replet de corps, tous ses mouvements et son air étaient dégagés, tête toute ronde, cheveux bouclés, très courts ; point de favoris ; rien de l'aspect d'un chef de complot à main armée, longtemps dominateur des landes bretonnes. J'étais présent lorsque M. Dubois, préfet de police, le questionna. Le calme et l'aisance du prisonnier dans une telle bagarre, ses réponses fermes, contrastaient beaucoup avec mes idées sur lui » « « Que veniez-vous faire à Paris ? — Attaquer le Premier Consul. — Où avez-vous logé ? — Je ne veux pas le dire. — Pourquoi ? — Parce que je ne veux pas augmenter le nombre des victimes. — Quel était votre projet et celui de vos conjurés ? — De mettre un Bourbon à la place de Bonaparte. — Quel était ce Bourbon ? — Louis XVIII. — N'était-ce pas avec un poignard que vous vous proposiez d'assassiner le Premier Consul ? — Je ne suis pas un assassin. Je devais l'attaquer avec des armes pareilles à celles de sa garde. » Le 10 mars, après un second interrogatoire, Cadoudal est enfermé avec les autres conjurés à la prison du Temple. À la suite de son arrestation, une quarantaine de personnes est à son tour appréhendée.