In-8° broché sous couverture d'attente vert nil de l'époque de 78 pp. ; 2e édition en partie originale (E.O. : 1793). Rare.Cette 2e édition est augmentée d'une 2e partie qui a pour titre : "Preuves sur les conspirations qui ont existées (sic) depuis l'Assemblée législative jusqu'au 10 thermidor [1793] ou L'innocence des députés mis hors de la loi ou proscrits". Le tout est précédé en introduction de : "Extrait du discours d'Edme Petit, député, dans la séance du 28 fructidor [1793]."L'édition originale de cette brochure est parue fin juin 1793. "C'est une protestation solennelle contre la mise en accusation des Girondins en même temps qu'une dénonciation sans complaisance des méthodes et des agissements des Montagnards. [ ]François Bergoeing invite les citoyens privés de leurs représentants légitimes à exercer leur juste vengeance et, pour finir de les convaincre et affermir leur résolution, il produit les procès-verbaux d'audition de témoins, rédigés par la Commission des Douze et qui prouvent l'existence d'un complot contre la Convention. Suivent trente-deux pièces qui mettent en cause la Commune de Paris [ ]." (Bergoeing et Faure, François Bergoeing [ ], témoin et acteur de la Révolution p. 27, in Les Cahiers du Bazadais n° 88)."Bergoeing (François), homme politique français, conventionnel, né à Saint-Macaire, petite ville du Bordelais, vers 1755, mort en 1820. Chirurgien à Bordeaux, il fut élu par le département de la Gironde à la Convention nationale, où il siégea à droite avec les Girondins. Dans le procès de Louis XVI, il vota pour la réclusion, puis pour le sursis. Le 24 mai 1793, il fut nommé membre de la commission extraordinaire des Douze, chargée de l'examen des arrêtés de la municipalité de Paris et de la recherche des complots contre l'ordre et la liberté publique. Décrété d'arrestation au 2 juin, il prit la fuite et se rendit à Caen avec ses amis, participa à leurs actes et fut déclaré traître à la patrie le 28 juin. Il put se soustraire à ce décret et reparut à la Convention en l'an III, avec les survivants du parti de la Gironde." (Encycl. Berthelot, T. VI-p. 318).