La section de Clermont-Ferrand à Montbrison a été déclarée d'utilité publique le 14 juin 1861. Elle a été concédée à la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée par une convention entre le ministre secrétaire d'État au département de l'Agriculture du Commerce et des Travaux publics et la compagnie signée le 1er mai 1863. Une liasse de documents imprimés et manuscrits 60 pages circa : Dérivation à l'Anzon, section de Noirétable; identification des carrières mises en exploitation pour l'édification de la ligne, tableau des balises du tracé, sous-détail des prix, plan parcellaire des terrains à acquérir section de Thiers à Boën, ligne de Paray-le-Monial à Givors, note adressée à M. Gein, ingénieur à Villefrance, série de prix pour l'exécution des terassements et d'ouvrages d'art. La section d'Andrézieux à Montbrison avait été concédée à titre éventuel à la même compagnie le 19 avril 1857. Le chemin de fer est aménagé dans la plaine du Forez au cours de la seconde moitié du xixe siècle, et ce sont les vallées du Lignon et de l'Anzon qui sont choisies pour le tracé de la ligne exploitée par la compagnie Paris-Lyon-Marseille. Le chemin de fer apporte un renouveau économique au canton. Certaines communes obtiennent alors une gare, dont l'implantation est parfois un sujet d'âpres discussion (par exemple en 1865 à Marcilly-le-Châtel, le conseil municipal refuse le premier site proposé, situé trop loin du bourg. Certaines gares ont pu connaître un assez grand développement pour le transport des marchandises, et être à l'origine de la création d'un écart ou "quartier" avec entrepôts, café et hôtels de voyageurs : quartier de la gare à L'Hôpital-sous-Rochefort (gare achevée en 1877), quartier de la Gare, au lieu-dit Les Places à Sail-sous-Couzan. Seule la gare de Boën est encore en activité (essentiellement pour le transport des voyageurs en trains régionaux). Les autres gares ont été transformées en maisons d'habitation sauf pour la gare de Sail-sous-Couzan qui a été démolie. Montbrison est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes. Montbrison, cité historique mentionnée dès la fin du xie siècle, est considérée comme la capitale historique du Forez. De ce passé prestigieux, la cité conserve un patrimoine important, dont la collégiale Notre-Dame-d'Espérance est l'illustration la plus imposante. C'est avec Roanne, l'une des deux sous-préfectures du département de la Loire. En 1789, le Marquis de Rostaing, président de l'assemblée du département, devient député du tiers état aux États généraux décidés par le roi. En 1795, Montbrison devient la préfecture de la Loire par décret de la Convention nationale4. Elle reste préfecture jusqu'en 1855. En 1838, le premier tramway à chevaux de France est construit entre Montrond-les-Bains et Montbrison, en accotement de la route reliant ces deux villes. En 1918, les Fonderies & Ateliers de Construction Chavanne-Brun-Tissages s'implantent à Montbrison.