Relié avec Chansons 1815-1834. Contenant les dix chansons publiées en 1847. 2 volumes in-32 (109 x 66 mm) de 2 ff.n.ch, XIX, 624 pp (pour Béranger) ; 560 pp., portrait de l'auteur sur chine appliqué et 1 planches gravé. Reliure uniforme en maroquin bronze, plats ornés d'un décor à la Duseuil, dos à nerfs orné, roulette intérieure, tranches dorées, étui (L. Godefroy). Les chansons de Béranger sont extrêmement populaires au XIXe siècle. Elles sont connues, reprises et déclinées. Les romanciers ne manquent pas de lui rendre hommage. Chateaubriand loue sa poésie : « Sous le simple titre de chansonnier, un homme est devenu un des plus grands poètes que la France ait produits : avec un génie qui tient de La Fontaine et dHorace » (Etudes historiques), tandis que Victor Hugo le cite à travers Éponine qui chante « Ma GrandMère » dans Les Misérables (cette chanson est présente dans le recueil). De même Eugène Sue reprend une strophe entière de « Le Dieu des bonnes gens », dans Le Juif Errant. Sue ne prend pas la peine de mentionner le nom de Béranger, il le remplace par le titre pseudo-honorifique de « limmortel chansonnier ». Les chansons de Désaugiers sont elles aussi connues et reconnues. Il apparait comme chansonnier auprès de son homologue Béranger. Baudelaire lui fait référence dans « De quelques caricatures français » apparaissant dans Curiosités esthétiques. Beaux exemplaires de cette édition qui porte l'indication Édition Elzévirienne sur les titres.