In-8° broché, 63 pages. Dos cassé avec des feuillets se détachant, mais l'exemplaire est complet. Karl Liebknecht né le 13 août 1871 à Leipzig et mort assassiné le 15 janvier 1919 à Berlin est un homme politique socialiste et communiste allemand. Membre du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) comme son père Wilhelm Liebknecht, il s'engagea pour le droit d'organisation des jeunes dans des organisations politiques et surtout contre le militarisme. Son livre Militarisme et anti-militarisme entraîna un procès et une peine de prison de 18 mois, durant laquelle il fut élu député au Reichstag. En raison de son opposition à la Première Guerre mondiale, il fut emprisonné et exclu du SPD. Il a cofondé avec Rosa Luxemburg la Ligue spartakiste, puis le Parti communiste d'Allemagne (KPD). Deux semaines après la formation de ce dernier parti, il fut assassiné avec Rosa Luxemburg lors de la répression de l'insurrection de Berlin. Karl Liebknecht est le fils de Wilhelm Liebknecht, militant marxiste et cofondateur du SPD. En août 1914, il s'oppose au vote des crédits de guerre, mais vote pour par discipline de parti. En décembre 1914, il est le premier député du Reichstag à voter contre ces crédits de guerre, passant outre la consigne de son groupe parlementaire. L'année suivante, il entraîne dans le refus le député Otto Rühle, puis plus tard une vingtaine de députés socialistes. Au début de l'année 1915, il fonde, avec Rosa Luxemburg, le mouvement spartakiste, qui devient en 1917 une tendance autonome de l'USPD après l'exclusion des pacifistes par le SPD. Liebknecht milite tout au long de la Première Guerre mondiale en expliquant qu'il ne faut pas combattre les prolétaires d'autres pays, mais les bourgeois de son propre pays. Forcé au service militaire, il refuse de se servir d'une arme. Lors du rassemblement du 1er mai 1916, appelé par les spartakistes, il prononce à nouveau un discours contre la guerre, est arrêté, accusé de haute trahison et emprisonné. Libéré en octobre 1918, il est un acteur majeur de la Révolution allemande de novembre 1918 : le 9 novembre 1918 à 16 heures, il proclame la « république socialiste libre d'Allemagne », d'un balcon du château de Berlin (conservé depuis et incorporé à la façade du Staatsratsgebäude) ; il est cependant pris de vitesse par le SPD Philipp Scheidemann, qui proclame la République allemande (future « république de Weimar ») deux heures plus tôt. La Ligue spartakiste, conduite notamment par Liebknecht et Rosa Luxemburg, réclame un régime où le pouvoir serait détenu par les conseils ouvriers. Mais les spartakistes sont désavoués par ceux-là même à qui ils veulent donner le pouvoir : le 16 décembre, le Congrès national des Conseils d'ouvriers et de soldats, seul pouvoir légitime aux yeux des spartakistes, se réunit et décide qu'il ne lui appartient pas de décider du sort de l'Allemagne, et que cette tâche devra être confiée à une assemblée constituante élue au suffrage universel. Dans la nuit du 31 décembre 1918 au 1er janvier 1919, la Ligue spartakiste, qui s'est séparée peu avant de l'USPD, se réunit avec d'autres groupes : les révolutionnaires se constituent en Parti communiste d'Allemagne (KPD), qui entend boycotter les élections du 19 janvier et faire de l'Allemagne une « république des conseils »2 (Liebknecht était cependant défavorable à ce boycott).