Grd in-8° broché, couverture d'attente, titre contrecollé 131 [1] pages. Etienne Lancereaux (1829-1910), président de l'académie de médecine, est un des grandes personnalités du monde médical de la fin du XIX° siècle. Il fut un clinicien de premier rang, avec un sens de l'observation particulièrement aigu. Son ardeur au travail, son énergie, tout comme son physique puissant et son peu d'attrait pour les mondanités parisiennes lui valurent le surnom de « sanglier des Ardennes ». Son célèbre Traité de Pathologie, publié en 1875, repose sur des milliers de corrélations clinico-pathologiques, et visait à promouvoir la connaissance des maladies en fonction de leurs cases, préfigurant ainsi la classification étiologique des maladies. Il étendit sa méthode au diabète qu'il étudia méthodiquement. Il défendit avec constance l'origine pancréatique du diabète, et introduisit le terme de « diabète pancréatique » dès 1877. Il rassembla des preuves supplémentaires de cette origine pancréatique et publia les preuves dans trois autres recherches, la dernière en 1888 quand il travaillait à l' l'Hôtel Dieu. Un an plus tard, Oskar Minkowski et Joseph von Mering confirmèrent son hypothèse. Bien que leur réussite principale fût de fournir la confirmation expérimentale des observations cliniques de Lancereaux, le terme de « diabète pancréatique » leur fut attribué, bien qu'il ait apparu antérieurement dans les publications de Lancereaux. Nous pouvons maintenant dire que c'est Lancereaux qui a transformé le diabète de « morbus in sede incerta locus » (Morgagni 1761) en « morbus in sede certa locus ». Il joua également un rôle important dans la mise en place de la classification moderne du diabète dans ses deux formes fondamentales, qu'il appelait « diabète maigre » et « diabète gras ». Son principal élève, le Professeur Nicolae Paulescu, poursuivit avec succès les recherches sur le diabète, en découvrant l'insuline. , Président de l'Académie de Médecine en 1903, il a été dit qu'il « était à la médecine ce que Claude Bernard était à la physiologie et Louis Pasteur à la microbiologie.