Petit in-12 broché, 100pp. Sous couverture moderne imprimée en noir. Bel exemplaire, non rogné. Réalité biophysique ou mystère paranormal, le phénomène de la combustion humaine spontanée est l'objet de nombreuses théories, parfois. fumeuses, pseudo-scientifiques ou paranormales. Le premier cas avéré fut consigné en 1763. Pierre-Aimé Lair (1769-1853), dans cet essai, fut le premier à étudier ce sujet et rapporte de nombreux cas. Selon lui, l'explication du phénomène provient de l'abus d'alcool. Lair évoque des "femmes éthyliques" qui prennent feu. Parmi ses théories, il explique que les sujets chargés d'embonpoint entrent facilement en combustion: "La graisse des buveurs fortement imprégnée de substances alcooliques, est molle, flasque, huileuse, particulièrement celle des femmes ivrognes. On sait que la graisse est une huile animale concrète qui se liquéfie facilement à une chaleur modérée. Si la graisse est de toutes les substances animales la plus susceptible de brûler, celle des ivrognes, moins compacte, devait encore faciliter la combustion dans les personnes qui l'ont éprouvées." Mais le sujet maigre n'est guère épargné par le phénomène : "privé en partie de matières muqueuses, et devenu aussi inflammable que les substances ligneuses, [le corps maigre] brûlait encore plus facilement que le corps des personnes grasses". Notable normand, Lair puise ses nombreux exemples en Seine-Maritime. Or, pour que le liquide s'enflamme, il faut une concentration d'alcool supérieure à 50 % (essayez d'enflammer un verre de vin., alors qu'un verre de rhum ne pose pas de difficulté) ! Aucun fondement expérimental ne vient étayer sa thèse que l'alcool ingéré serait le combustible. Or un corps humain ne peut supporter que 3 à 4 g d'alcool pur par litre de sang. Au-delà, en fonction de la corpulence de l'individu, c'est la mort éthylique assurée. Il est physiologiquement impossible de dépasser la dose tolérée par le corps humain. et cette limite est bien loin des 50 % d'alcool. Ce texte farfelu, sans démonstrations, est une curiosité à classer dans le rayon des folies littéraires.