3- De l'innocuité de la ténotomie : de ses causes et de ses rapports étroits avec les lésions sous-cutanées et les plaies ordinaires (Paris : J.-B. Baillière ; Londres : H. Baillière, 1843), 42 pages - - 4- Claudication. Fractures et luxations de la clavicule (tiré à part extrait du Dictionnaire des Etudes Médicales), 35 pages. - - - 4- Discours prononcé le 30 septembre 1839, à l'Hôpital militaire de perfectionnement de Paris (16 pages) - - - In-8° broché, couverture d'attente moderne azur sombre, quelques mouillures et rousseurs (cf scan). Charles-Emmanuel Sédillot, né à Paris le 18 septembre 1804 et mort à Sainte-Menehould le 29 janvier 1883, est un médecin militaire et un chirurgien français, précurseur de l'asepsie opératoire et promoteur de l'anesthésie au chloroforme. Il est l'auteur de la première gastrostomie chez l'homme, en 1846. On lui doit l'invention, en 1878, du mot «microbe», consacrée par Émile Littré dans l'édition de 1886 de son Dictionnaire de médecine. Après de brillantes études à la faculté de Médecine de Paris, dans les hôpitaux d'instruction de Metz et au Val-de-Grâce, il est reçu docteur en médecine en 1829, en soutenant une thèse intitulée Du nerf pneumogastrique et de ses fonctions. Dans un modeste laboratoire, il pratique de nombreuses vivisections et précise le rôle du nerf récurrent. Il débute ensuite une carrière de chirurgien militaire. En 1831, il participe à la l'insurrection de la Pologne en qualité de chirurgien sous-aide dans les ambulances polonaises; il est un temps interné en Autriche après la défaite polonaise. Il sera décoré de la Croix du Mérite militaire. De retour à Paris, il devient chirurgien aide-major au Sixième Dragon. En 1832, à la demande des autorités, il observe avec Larrey une terrible épidémie de choléra à l'hôpital de Picpus. En 1836, il devient chirurgien-major et professeur au Val-de-Grâce après avoir été agrégé de la Faculté de Paris. Mais il échoue à la chaire de chirurgie de la Faculté de Paris en 1836 contre Blandin. Déçu par cet échec, il s'engage auprès des troupes coloniales d'Afrique du nord pour et prend part à la deuxième campagne de Constantine. Il fait part de ses observations dans un volume publié en 1838 : Campagne de Constantine de 1837. Il visite les ruines romaines, les sources minérales et observe les traitements des fractures par les autochtones. Il souffrira du paludisme en Algérie tout en poursuivant sa tâche. Revenu à Paris, il échoue une nouvelle fois au concours pour une chaire de médecine opératoire de la faculté de Paris face à Malgaigne en 1839. Il épouse Geneviève Pelletier (1820-1886), le 4 février 1839. En 1841, il est reçu au concours d'agrégation de la Faculté de médecine de Strasbourg pour la chaire regroupant « pathologie externe, médecine opératoire et clinique chirurgicale ». L'admission d'un chirurgien militaire à ce poste donne lieu à de vives polémiques : la faculté avait décidé de rendre incompatible le titre de professeur à la faculté avec celui de professeur à l'hôpital militaire après le départ de Bégin. En 1850, il est promu au grade de médecin principal de première classe. Il est nommé chirurgien en chef de l'hôpital militaire de Strasbourg en 1856, menant de front ses deux carrières militaire et civile. Enfin, élevé au grade de médecin inspecteur, il est nommé premier directeur de la nouvelle École de médecine militaire entre 1856 et 1869. En 1869, il est admis à la retraite. Il assiste à l'annexion de l'Alsace en 1870, mettant fin à l'existence de l'École. Il participe aux ambulances de Haguenau. Il refuse l'offre prussienne de conserver sa chaire de la faculté de médecine, rejoint Nancy où il est nommé professeur honoraire avant de se retirer à Paris. Souffrant d'une surdité profonde, puis frappé d'une hémiplégie droite en 1879, il meurt chez l'un de ses enfants à Sainte-Ménéhould en